créance impayée

Lundi 16 mars 2009

Les dispositions de l'article 1690 du Code Civil énoncent que :

"Le cessionnaire n'est saisi à l'égard des tiers que par la signification du transport faite au débiteur.
Néanmoins, le cessionnaire peut être également saisi par l'acceptation du transport faite par le débiteur dans un acte authentique."


Ce principe ne se conçoit bien qu'à la lecture des articles subséquents. Il a de plus été largement précisé par la jurisprudence. Le peu d'usage qui en est fait par les professionnels les conduits a une incompréhension presque systématique.

Cet article est l'occasion de préciser l'intérêt du premier alinéa.
En matière de cession de créances commerciales impayées, le second alinéa envisage une hypothèse qui n'échoit jamais.

Depuis dix ans que CARNOT INVESTISSEMENT consacre exclusivement son activité au rachat de créances professionnelles échues, j'ai été amené a préciser essentiellement deux aspects:

1°) Comment la signification doit-elle s'opérer ?
2°) Quelle sont les conséquences du défaut de signification ?

Telles sont les deux aspects évoqués ci-après.

1°) Comment la signification doit-elle s'opérer ?
La signification suppose un acte extrajudiciaire. La jurisprudence a toutefois eu l'occasion de préciser que la signification peut résulter des termes d'une assignation ou même de conclusions déposées dans le cadre d'une instance judiciaire.
Les tiers cédés soutiennent encore quotidiennement que le défaut de signification par un acte autonome rend la demande en paiement irrecevable.
C'est une lubie.
D'autres négligent les conséquences de la signification et croient échapper aux poursuites en réglant le cédant.
Il s'exposent alors à devoir payer deux fois ! En effet, la conséquence de la signification est explicitement exposée à l'article 1691.
Avant la formalité le paiement fait entre les mains du cédant est libératoire.
Ce n'est plus le cas dès lors que le débiteur s'est vu signifier le changement de créancier.
Qui paie mal paie deux fois !

2°) Quelle sont les conséquences du défaut de signification ?
Comment qualifier les actes antérieurs à la signification.
Là aussi, l'article 1691 fourni une réponse mais par une interprétation en creux.
Le défaut de signification rend le paiement fait entre les mains du cédant opposable au cessionnaire.
Rien de plus!
La jurisprudence a pu affirmer le fait que le créancier légitime est  bien le cessionnaire.
Dès lors, nonobstant le défaut de signification, les actes effectués par ce dernier demeurent valables.

Une lecture trop rapide de l'article 1690 du Code Civil conduit les débiteurs à soutenir que l'acte de cession de créance serait de nul effet jusqu'à l'accomplissement de la formalité de signification.

Cette conception erronée a été précisée par la 14ème chambre A de la Cour d'Appel de Paris qui le 7 mars 2007 a indiqué:

« Considérant que l’accomplissement de la formalité prétendument omise peut résulter de l’assignation qui vaut signification dès lors que, comme cette dernière, elle comporte des extraits de l’acte rendant le transport certain ; que tel est le cas en l’espèce, observation étant faite qu’en toute hypothèse le défaut d’accomplissement de la formalité susvisée ne rend pas le cessionnaire irrecevable à réclamer au débiteur cédé l’exécution de son obligation quand cette exécution n’est susceptible de faire grief à aucun droit advenu depuis la naissance de la créance, soit audit débiteur cédé, soit à une autre personne étrangère à la cession ;

 

Que la demande est donc recevable ; »

 

C.A. Paris 14ème chambre Section A, 7 mars 2007


On comprend la tentation du débiteur qui croit pouvoir échapper à son créancier en invoquant un formalisme désuet.

Il faut se souvenir qu'une telle argumentation ne peut prospérer si le défaut d'accomplissement de la formalité ne lui cause aucun grief.

En dix ans, aucun grief n'a été invoqué !

Il faut rappeler que les cessions de créances professionnelles à échoir sont dispensées de ce formalisme. Le législateur ayant souhaité développer une activité qui relève de la compétence des établissements financiers les a relevé de cette contrainte en 1981.
Il n'en est rien pour tous les autres.

Toutefois la formalité n'est pas une condition de la validité de l'acte.

Ce n'est qu'une protection contre un double paiement.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Lundi 9 mars 2009

Communiqué de presse 

 

 

Carnot Investissement, spécialiste du rachat de créances commerciales impayées, détient près de 15 millions d’euros de créances et envisage de doubler son CA cette année

 

 

Le sort des créances douteuses est devenu une question centrale dans la gestion des entreprises et actuellement dans celle des établissements financiers.

 

Faut-il conserver les « bad debts » en interne ou les céder à une structure dédiée ?

 

Les pertes sur créances irrécouvrables progressent en France de 1,4 % du C.A. en 2004 à 1,9 % en 2008.

 

Grâce à une approche innovante de la gestion des impayés via le rachat de créances commerciales douteuses, Carnot Investissement détient aujourd’hui près de 15 millions d’euros de créances et envisage cette année de doubler son CA.

 

Dégradation de la solvabilité des entreprises, délais de paiement en berne nonobstant la Loi de Modernisation de l’Economie, la valorisation des créances commerciales douteuses devient peu à peu une nécessité. Depuis dix ans, Carnot Investissement s’est spécialisé dans le rachat de ces actifs à haut risques (ni mobilisables, ni réalisables rapidement, risque de les voir disparaître lors d’une liquidation judiciaire en hausse). Une alternative au recouvrement, commercialement et fiscalement plus sécurisante pour les entreprises et qui rencontre actuellement un franc succès : après avoir encaissé au cours de l’exercice clos le 30/06/08 quelques 622 k€ de créances, en sept mois Carnot Investissement a déjà réalisé près d’un million d’encaissements.

 

En France, le crédit interentreprises représente quelques 600 milliards d’euros*, soit un montant supérieur au budget de l’Etat ou quatre fois les concours des institutions financières.  La masse des créances douteuses représente près d’1% de ce montant.

En 2007, le délai moyen de paiement était de 66 jours, augmentant à 68 jours en 2008.

La Loi de Modernisation de l’Economie tente d’organiser leur raccourcissement au moment ou l’économie est fragilisée par une crise économique majeure.

 

« De nombreuses entreprises ne sont pas en mesure de faire face à la tension que suscite pour leur trésorerie, l’effet conjoint du raccourcissement des délais de paiement et de la baisse de couverture de leur compte client » explique Philippe Naudin, « cette situation survient alors que le choc sur les matières premières a déjà généré de nombreuses défaillances. »

 

Selon Altares, dès que le retard dépasse 30 jours, le risque de défaillance est multiplié par 6, passé 69 jours, il est multiplié par 11. Un risque non négligeable lorsque l’on sait que 25% des défaillances (redressements ou liquidations judiciaires) sont imputables au défaut de paiement d’une ou plusieurs créances.**

 

Fort de ce constat, Carnot Investissement développe depuis dix ans, des offres commerciales de rachat pour des créances commerciales échues supérieures à 2000 € (sans maximum imposé), dont l’ancienneté ne peut excéder les limites de la prescription et sur des débiteurs dont le siège de l’activité est en France ou dans l’Union Européenne :

Ces offres permettent la valorisation immédiate du portefeuille ou sa valorisation à terme via une clause de retour à meilleure fortune.

 

Avantages de l’offre Carnot Investissement

 

§       Une gestion efficace et économique. Sous réserve de l’existence de la créance, le créancier est assuré que le litige sera purgé sans s’exposer à une procédure judiciaire et au risque d’impayé augmenté des frais de conseils et de procédure. L’ensemble du dossier est géré par Carnot Investissement qui en supporte la charge.

§       Purge de tous les droits notamment au plan fiscal. La cession de créances permet de sortir définitivement les créances du périmètre de l’entreprise.

§       Valorisation d’un actif déprécié. La cession de créances permet de retirer un produit d’un actif souvent provisionné

§       Window dressing. Les créances quittent le patrimoine de l’entreprise et ne viennent plus jeter le doute sur la qualité du chiffre d’affaire.

§       Protection de son image et de son réseau commercial. Le créancier évite de diligentéer des poursuites judiciaires au sein de son réseau commercial.

§       Compatibilité de cette solution avec des interventions antérieures. Carnot Investissement est susceptible d’acquérir des créances dont un factor ou un cabinet de recouvrement n’aura pu obtenir le paiement.

  

*(Source Observatoire des délais de paiement http://www.industrie.gouv.fr/pdf/rappobs.pdf)

**(Source Altares http://www.altares.fr/fichier/Altares_PaiementEurope_Bilan2007.pdf )


WWW.carnot-invest.com

 

 

A propos de Carnot Investissement

Depuis 1999, Carnot Investissement implantée à Bussy Saint Georges et présidée par Philippe Naudin  est une entreprise spécialisée dans le rachat des créances commerciales,  tous secteurs d’activité confondus.

Carnot Investissement détient aujourd’hui un peu moins de 15 millions d’euros et a encaissé au cours de l’exercice clos le 30/06/08  622 k € de créances.

Particulièrement présent dans le domaine de l’imprimerie, du voyage, de la formation et de l’expertise comptable pour des raisons historiques, ces fondateurs et intervenants sont des anciens dirigeants d’entreprises industrielles et commerciales, disposant d’une formation juridique de haut niveau, et ayant une parfaite maîtrise de tous les stades du traitement judiciaire des créances.

Quelques références : Groupe QUALIBRIS – C.P.I. - SOLEA Vacances, tour opérateur -  VACANCES TRANSAT -  Cabinet CEFAC, expertise comptable – Crédit Agricole Asset Management Real Estate – Euridis …

 

 

 

 

Contact Presse :

VinciCom

Christelle ROIGNANT/Céline Le Guern

Tél. :02.97.29.07.74 / 06.83.81.61.61

presse@vincicom.com

 

 

Contact :

Carnot Investissement 

Philippe NAUDIN

Tél.: 01.64.66.41.03

pnaudin@carnot-invest.com

 

                                                                                         

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Lundi 2 mars 2009

Il faut se faire rendre justice.

Je suis quelque peu exaspéré par la sempiternelle complainte des créanciers, malheureux de voir leur débiteurs poursuivre sans vergogne leurs activités nuisibles.

6 mois de prison avec sursis, 5.000 euros de dommages et intérêts à la parties civile et 1.500 euros de remboursement des frais irrépétibles pour l'auteur principal d'un détournement de bien saisis, 3 mois de prison avec sursis pour son épouse qui avait menti à l'huissier.

Telles sont les peines prononcées par le Tribunal Correctionnel de Toulon contres des commerçants qui ont détourné les biens que nous avions fait saisir à la suite de la condamnation obtenue contre eux.

Et encore cette peine n'est-elle assortie du sursis que parce qu'aucune condamnation n'a été prononcée contre eux durant les 5 années précédentes. La prochaine fois c'est en prison que finira l'entourloupe.

Si les créanciers souhaitent voir disparaitre du monde des affaires, certains individus indélicats, il faut avoir le courage de le solliciter de la justice.

Les juges se ferons un plaisir de prononcer des sanctions.

Marginaliser les malfaisants ne se fera pas sans quelques efforts.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Jeudi 4 décembre 2008

La dégradation de la solvabilité des entreprises et la nécessité de valoriser tous les actifs conduisent certains créanciers à favoriser la cession de leurs créances impayées.
C'est ainsi que CREDIT AGRICOLE ASSET MANAGEMENT REAL ESTATE vient de réaliser une première opération avec CARNOT INVESTISSEMENT.

Les créances commerciales impayées sont des actifs à haut risque. Ni mobilisables, ni réalisables rapidement, le risque de les voir disparaître dans l'une des nombreuses liquidations judiciaires augmente quotidiennement.


La gestion de ces créances mobilise des ressources en interne et en externe qui peuvent être avantageusement employées à des fonctions plus productives.
De là à préférer en tirer une valorisation réduite mais immédiate, il n'y a qu'un pas que la conjoncture actuelle pousse à franchir.

La formule comporte de multiples avantages mais elle était restée anecdotique, en matière de créances commerciales.

Le rachat de créances immobilières ou de créances civiles avait prospéré. Le risque associé à la créance commercial est beaucoup plus fort et les opérateurs s'en étaient largement détournés.

Une petite structure se développe sur ce marché très spécialisé.
Depuis 10 ans CARNOT INVESTISSEMENT se consacre exclusivement au rachat de créances commerciales impayées.

La voilà qui se trouve aujourd'hui en pleine croissance, sollicitée quotidiennement là où elle recherchait des candidats à la cession.

La profondeur et la persistance de la crise lui promet de beaux jours.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Lundi 10 novembre 2008

La division Real Estate de Crédit Agricole Asset Management vient d'annoncer à Carnot Investissement la cession d'un portefeuille de créances de SCPI dont elle a la gestion.

Cette opération lui permettra d'obtenir une valorisation quasi immédiate par la réalisation d'un actif quelque peu délaissé.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Lundi 20 octobre 2008

En ces temps agités de crise mondiale, les entreprises retrouvent un intérêt à la valorisation de leurs créances impayées.

Pas un jour sans que CARNOT INVESTISSEMENT ne soit sollicité pour la reprise d'un portefeuille plus ou moins important.

Il convient donc de rappeler que les achats de l'entreprise portent sur des créances commerciales d'un principal supérieur à 2.000 €.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Jeudi 21 août 2008

Toujours très au fait des problèmes des PME-PMI, Florent de Kersauson Président de la société de gestion des fonds d’investissement de Bretagne a trouvé pertinente l’offre de Carnot Investissement.

La gestion des créances commerciales impayées nécessite une compétence que peu d’entreprises possèdent en interne. La cession de ces créances peu représenter une solution tout aussi profitable pour le cédant que pour le cessionnaire.

Le marché français de la cession de créance demeuré confidentiel et réservé aux opérateurs financiers est amené à se développer fortement.

Carnot Investissement qui est particulièrement orienté vers les entreprises industrielles et commerciales a acquis une expérience importante auprès des PME.

 

La période estivale est propice à la réflexion et les dirigeants des deux entreprises ont résolu de rechercher ensemble les bases d’une collaboration future.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Vendredi 27 juin 2008

Sur autorisation du Tribunal de Commerce, la société Carnot Investissement s'est vue attribuer les créances françaises de la liquidation judiciaire de la société italienne Blue Light.

Carnot Investissement achète des créances commerciales non bancaires depuis maintenant 10 ans.

C'est néanmoins une double première en ce que Carnot Investissement n'avait pas encore acquis de créances de procédures collectives et qu'elle n'avait pas encore acquis de créances dans ce pays de l'union.


Une opération qui pourra se décliner en France et dans d'autres pays de l'union.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Lundi 9 juin 2008

La justice consulaire est-elle encore d’actualité ?


Attaquée par la gauche qui considère l’institution comme un bastion de droite, critiquée par les avocats qui la prennent pour ignorante du droit, désertée par les grands opérateurs qui jugent la procédure trop coûteuse au regard des chances de recouvrement de leurs créances, la justice consulaire souffre.

 

Est-elle pourtant si critiquable ?

 

Au strict plan de la qualité de son travail, la juridiction commerciale n’est pas celle qui pose les plus grandes questions. Les conseils des prud’hommes connaissent un taux d’infirmation de leurs décisions bien supérieur et une rapidité pour connaître les affaires bien moins flatteuses. D’essence paritaire,  nul ne songe pourtant à les critiquer.

 

Le pouvoir actuel, soucieux de faire des économies, ne renoncera pas à voir un pan entier de l’activité judiciaire assumé par des bénévoles et des sociétés privées (les greffes.)

 

Reste que pour assurer sa pérennité pour un siècle supplémentaire, notre justice commerciale sait devoir se réformer.

 

D’une justice « de copains et de notables », nos Tribunaux de Commerce doivent pouvoir incarner modernité, célérité et compétence.

 

Ils ne manquent pas d’atouts et plusieurs d’entre eux méritent d’être soulignés.

 

Au tableau d’excellence se trouvent les greffes.

Que ce soit dans la tenue du registre du commerce et des sociétés ou dans la gestion des procédures, les greffes commerciaux ont acquis une compétence qu’aucun service public ne prétend égaler. La mise en ligne quasi instantanée des informations, si le coût en est trop élevé est un service essentiel pour les entreprises. De même, la gestion numérique des procédures sera-t-elle bientôt une réalité.

Cette qualité de service doit permettre aux professionnels du chiffre et du droit, une économie de temps et une réduction sensible des risques.

 

Le greffe est un rouage essentiel du fonctionnement des juridictions et les juges professionnels sont bien les premiers à reconnaître l’avance acquise sur ce point.

 

Le juge enfin est un atout essentiel. Que le lecteur ne croit pas que je souhaite incarner la caricature de Daumier croquant Me Chapotard lisant l’éloge de Me Chapotard par lui-même.

 

Etant atypique puisque déjà juriste avant que d’arriver au Tribunal, je voudrais au contraire  rendre hommage à ceux qui ne le sont pas.

 

Hommes de bon sens et d’expérience, parfois issus des plus hautes responsabilités d’entreprises prestigieuses, ils sont capables de s’asseoir sur les bancs de l’école pour consacrer leur temps libre et parfois leur retraite entière au service des justiciables.

Quelle remise en question !

 

Notre droit commercial devient de plus en plus complexe. Certains domaines nécessitent une véritable expertise. Là ou le droit cambiaire était ardu, la concurrence déloyale, le droit international ou communautaire, le droit des nouvelles technologies apparaissent plus difficiles encore.

 

Dans ces matières, il faut une tête bien faite et une volonté d’apprendre.

Les juridictions consulaires en sont pourvues.

 

Les blocages sont ailleurs.

 

Le justiciable ne se conçoit plus comme ayant remis sa cause à l’arbitrage suprême de gens incritiquables. Le Président de la République leur en a d’ailleurs donné l’exemple rappelant indirectement que le pouvoir judiciaire est un mythe, le prince n’ayant en France jamais renoncé à exercer la justice.

Or avocats et juges semblent sourds à cette évolution de notre société.

Sans doute cela reste t-il sans conséquences pour l’essentiel du contentieux mais au Commerce nombre d’entreprises renoncent dorénavant à poursuivre leur débiteur, préférant perdre le bénéfice de la créance plutôt que de diligenter des frais qu’elles jugent inutiles.

Dans le monde des affaires les notions de coût et de délais sont incontournables.

 

C’est pourquoi un effort doit être entrepris pour se rapprocher du justiciable.

 

Je formerai donc trois propositions.

 

Le coût de la justice est modique pour la très grande majorité des affaires. C’est le coût des avocats qui ne l’est pas et c’est bien normal. Peut être faut-il que la décision prenne plus largement en compte les frais exposés par la partie dont la demande est accueillie.

Peut-être n’est-il simplement pas logique, pas équitable que celui dont la demande est bien-fondée ne soit pas intégralement indemnisé.

Une augmentation sensible des allocations de frais serait de nature à revaloriser le travail des conseils.

 

En ce qui concerne les délais, ils ne sont pas, du moins au commerce, le fait du Tribunal.

Les renvois insupportent les justiciables. Or ils ne sont ordonnés que parce qu’ils ont été demandés. Le temps est un ingrédient nécessaire à une saine justice. Il ne faut toutefois pas en abuser. Le Tribunal devrait donc se montrer plus ferme sur le respect des délais relatifs à la mise en état des affaires.

 

L’exécution des décisions est souvent mise en échec par une insolvabilité organisée. Le délit n’est pas constitué en matière contractuelle. 90 % des décisions commerciales sont de cette nature. Pourquoi interdire la voie pénale au créancier. Il conviendrait de supprimer 9 mots de l’article 314-7 du Code Pénal. La peine encourue (3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende) serait de nature à renforcer le respect des décisions rendues.

 

Voilà trois mesures simples. Elles ne nécessitent qu’une modification législative mineure. Il me semble pourtant intéressant de les envisager.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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Mercredi 30 avril 2008

Philippe Naudin, Président de Carnot Investissement


CFO-news : Philippe NAUDIN bonjour, vous présidez CARNOT INVESTISSEMENT, quelle est le métier de votre société ?

Philippe Naudin : CARNOT INVESTISSEMENT est maintenant, depuis près de 10 ans, exclusivement tournée vers l'acquisition de créances commerciales demeurées impayées après leur échéance. En pratique, nous intervenons après que les démarches amiables aient été diligentées en interne ou en externe.

Quelles entreprises font appel à vous ?

Nous traitons des impayés nés de l'activité quotidienne d'entreprises industrielles ou de services mais aussi des créances provenant d'opérations de croissance externe. Il est en effet souvent préférable de régler ainsi le sort des clients douteux.

Quel service apportez-vous à ces entreprises ?

Face aux créances impayées d'un montant significatif (à partir de 2.000 €), l'entreprise, au-delà des démarches amiables n'avait que peu d'alternatives.
Soit investir dans une procédure judiciaire que la solvabilité du débiteur rend aléatoire, soit passer sa créance en perte sans en justifier suffisamment et assumer un possible redressement fiscal.
Nous offrons de réaliser un actif sans s'exposer à une charge ou à un risque supplémentaire.
La mutualisation du risque et des procédures nous permet de trouver une rentabilité dans ce qui est souvent considéré comme une non-valeur.

Est-il simple de faire appel à vos services ?

Nous valorisons les créances en fonction des informations qui nous sont transmises. Il faut pouvoir justifier de leur caractère certain, liquide et exigible. Cela suppose naturellement un travail de mise à disposition de l'information. Dès que nous la recevons (y compris par mail naturellement) nous l'analysons au plus vite pour adresser un projet de convention. En fonction de la nature de la cession proposée, le paiement intervient au comptant ou au travers d'une clause de retour à meilleure fortune.

Quel développement envisagez-vous pour l'avenir ?

Le risque client est plus souvent qu'auparavant couvert par un contrat d'assurance mais il perdure, qu'il soit porté par l'un ou l'autre des opérateurs économiques. Les statistiques sur le pourcentage de créances impayées demeurent à un niveau élevé. Notre marge de croissance est immense. Nous sommes quasiment une start-up.

Philippe Naudin, je vous remercie et vous donne rendez-vous très prochainement dans un nouveau numéro de CFO-news
link
Philippe NAUDIN
Carnot Investissement

18, cour de la fontaine
77600 Marne la Vallée III Bussy Saint Georges
Tél.: 01.64.66.41.03
Fax: 01.64.66.41.06
E-mail: pnaudin@carnot-invest.com
Site: www.carnot-invest.com
Blog : ph.naudin.over-blog.com
Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement
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