Lundi 9 mars 2009

Communiqué de presse 

 

 

Carnot Investissement, spécialiste du rachat de créances commerciales impayées, détient près de 15 millions d’euros de créances et envisage de doubler son CA cette année

 

 

Le sort des créances douteuses est devenu une question centrale dans la gestion des entreprises et actuellement dans celle des établissements financiers.

 

Faut-il conserver les « bad debts » en interne ou les céder à une structure dédiée ?

 

Les pertes sur créances irrécouvrables progressent en France de 1,4 % du C.A. en 2004 à 1,9 % en 2008.

 

Grâce à une approche innovante de la gestion des impayés via le rachat de créances commerciales douteuses, Carnot Investissement détient aujourd’hui près de 15 millions d’euros de créances et envisage cette année de doubler son CA.

 

Dégradation de la solvabilité des entreprises, délais de paiement en berne nonobstant la Loi de Modernisation de l’Economie, la valorisation des créances commerciales douteuses devient peu à peu une nécessité. Depuis dix ans, Carnot Investissement s’est spécialisé dans le rachat de ces actifs à haut risques (ni mobilisables, ni réalisables rapidement, risque de les voir disparaître lors d’une liquidation judiciaire en hausse). Une alternative au recouvrement, commercialement et fiscalement plus sécurisante pour les entreprises et qui rencontre actuellement un franc succès : après avoir encaissé au cours de l’exercice clos le 30/06/08 quelques 622 k€ de créances, en sept mois Carnot Investissement a déjà réalisé près d’un million d’encaissements.

 

En France, le crédit interentreprises représente quelques 600 milliards d’euros*, soit un montant supérieur au budget de l’Etat ou quatre fois les concours des institutions financières.  La masse des créances douteuses représente près d’1% de ce montant.

En 2007, le délai moyen de paiement était de 66 jours, augmentant à 68 jours en 2008.

La Loi de Modernisation de l’Economie tente d’organiser leur raccourcissement au moment ou l’économie est fragilisée par une crise économique majeure.

 

« De nombreuses entreprises ne sont pas en mesure de faire face à la tension que suscite pour leur trésorerie, l’effet conjoint du raccourcissement des délais de paiement et de la baisse de couverture de leur compte client » explique Philippe Naudin, « cette situation survient alors que le choc sur les matières premières a déjà généré de nombreuses défaillances. »

 

Selon Altares, dès que le retard dépasse 30 jours, le risque de défaillance est multiplié par 6, passé 69 jours, il est multiplié par 11. Un risque non négligeable lorsque l’on sait que 25% des défaillances (redressements ou liquidations judiciaires) sont imputables au défaut de paiement d’une ou plusieurs créances.**

 

Fort de ce constat, Carnot Investissement développe depuis dix ans, des offres commerciales de rachat pour des créances commerciales échues supérieures à 2000 € (sans maximum imposé), dont l’ancienneté ne peut excéder les limites de la prescription et sur des débiteurs dont le siège de l’activité est en France ou dans l’Union Européenne :

Ces offres permettent la valorisation immédiate du portefeuille ou sa valorisation à terme via une clause de retour à meilleure fortune.

 

Avantages de l’offre Carnot Investissement

 

§       Une gestion efficace et économique. Sous réserve de l’existence de la créance, le créancier est assuré que le litige sera purgé sans s’exposer à une procédure judiciaire et au risque d’impayé augmenté des frais de conseils et de procédure. L’ensemble du dossier est géré par Carnot Investissement qui en supporte la charge.

§       Purge de tous les droits notamment au plan fiscal. La cession de créances permet de sortir définitivement les créances du périmètre de l’entreprise.

§       Valorisation d’un actif déprécié. La cession de créances permet de retirer un produit d’un actif souvent provisionné

§       Window dressing. Les créances quittent le patrimoine de l’entreprise et ne viennent plus jeter le doute sur la qualité du chiffre d’affaire.

§       Protection de son image et de son réseau commercial. Le créancier évite de diligentéer des poursuites judiciaires au sein de son réseau commercial.

§       Compatibilité de cette solution avec des interventions antérieures. Carnot Investissement est susceptible d’acquérir des créances dont un factor ou un cabinet de recouvrement n’aura pu obtenir le paiement.

  

*(Source Observatoire des délais de paiement http://www.industrie.gouv.fr/pdf/rappobs.pdf)

**(Source Altares http://www.altares.fr/fichier/Altares_PaiementEurope_Bilan2007.pdf )


WWW.carnot-invest.com

 

 

A propos de Carnot Investissement

Depuis 1999, Carnot Investissement implantée à Bussy Saint Georges et présidée par Philippe Naudin  est une entreprise spécialisée dans le rachat des créances commerciales,  tous secteurs d’activité confondus.

Carnot Investissement détient aujourd’hui un peu moins de 15 millions d’euros et a encaissé au cours de l’exercice clos le 30/06/08  622 k € de créances.

Particulièrement présent dans le domaine de l’imprimerie, du voyage, de la formation et de l’expertise comptable pour des raisons historiques, ces fondateurs et intervenants sont des anciens dirigeants d’entreprises industrielles et commerciales, disposant d’une formation juridique de haut niveau, et ayant une parfaite maîtrise de tous les stades du traitement judiciaire des créances.

Quelques références : Groupe QUALIBRIS – C.P.I. - SOLEA Vacances, tour opérateur -  VACANCES TRANSAT -  Cabinet CEFAC, expertise comptable – Crédit Agricole Asset Management Real Estate – Euridis …

 

 

 

 

Contact Presse :

VinciCom

Christelle ROIGNANT/Céline Le Guern

Tél. :02.97.29.07.74 / 06.83.81.61.61

presse@vincicom.com

 

 

Contact :

Carnot Investissement 

Philippe NAUDIN

Tél.: 01.64.66.41.03

pnaudin@carnot-invest.com

 

                                                                                         

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : créance impayée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 2 mars 2009

Il faut se faire rendre justice.

Je suis quelque peu exaspéré par la sempiternelle complainte des créanciers, malheureux de voir leur débiteurs poursuivre sans vergogne leurs activités nuisibles.

6 mois de prison avec sursis, 5.000 euros de dommages et intérêts à la parties civile et 1.500 euros de remboursement des frais irrépétibles pour l'auteur principal d'un détournement de bien saisis, 3 mois de prison avec sursis pour son épouse qui avait menti à l'huissier.

Telles sont les peines prononcées par le Tribunal Correctionnel de Toulon contres des commerçants qui ont détourné les biens que nous avions fait saisir à la suite de la condamnation obtenue contre eux.

Et encore cette peine n'est-elle assortie du sursis que parce qu'aucune condamnation n'a été prononcée contre eux durant les 5 années précédentes. La prochaine fois c'est en prison que finira l'entourloupe.

Si les créanciers souhaitent voir disparaitre du monde des affaires, certains individus indélicats, il faut avoir le courage de le solliciter de la justice.

Les juges se ferons un plaisir de prononcer des sanctions.

Marginaliser les malfaisants ne se fera pas sans quelques efforts.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : créance impayée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 29 janvier 2009
Puisqu'une surcharge de travail ne m'a pas laissé le loisir de le faire plus tôt, je souhaite tout d'abord, une excellente année à ceux d'entre vous qui consultent mon blog ainsi qu'à leurs proches.

Il semble que le cru 2009 doive s'avérer critique pour nombre d'entreprises.

Comme souvent, ceux qui ont fait les grosses bêtises ne seront pas les plus impactés et le courroux qui s'empare de nos concitoyens sera d'autant plus important qu'il n'apparaît pas dénué de fondement.

Il serait bon qu'enfin nos princes se souviennent que le tiers état ne se montre respectueux de leurs privilèges que pour autant qu'ils en soient dignes.

La diversion opérée sur les rémunérations variables de tel ou tel dirigeant ne peut pas faire oublier les fautes commises et leurs conséquences; la disparition de près de 8.000 entreprises de plus et de quelques 45.000 emplois.

L'anticipation des mouvements sociaux et des mises en causes judiciaires aurait bien mérité quelques sanctions.
Le fait de voir chacun rester à table pousse les marmitons à déserter la cuisine.
Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 4 décembre 2008

La dégradation de la solvabilité des entreprises et la nécessité de valoriser tous les actifs conduisent certains créanciers à favoriser la cession de leurs créances impayées.
C'est ainsi que CREDIT AGRICOLE ASSET MANAGEMENT REAL ESTATE vient de réaliser une première opération avec CARNOT INVESTISSEMENT.

Les créances commerciales impayées sont des actifs à haut risque. Ni mobilisables, ni réalisables rapidement, le risque de les voir disparaître dans l'une des nombreuses liquidations judiciaires augmente quotidiennement.


La gestion de ces créances mobilise des ressources en interne et en externe qui peuvent être avantageusement employées à des fonctions plus productives.
De là à préférer en tirer une valorisation réduite mais immédiate, il n'y a qu'un pas que la conjoncture actuelle pousse à franchir.

La formule comporte de multiples avantages mais elle était restée anecdotique, en matière de créances commerciales.

Le rachat de créances immobilières ou de créances civiles avait prospéré. Le risque associé à la créance commercial est beaucoup plus fort et les opérateurs s'en étaient largement détournés.

Une petite structure se développe sur ce marché très spécialisé.
Depuis 10 ans CARNOT INVESTISSEMENT se consacre exclusivement au rachat de créances commerciales impayées.

La voilà qui se trouve aujourd'hui en pleine croissance, sollicitée quotidiennement là où elle recherchait des candidats à la cession.

La profondeur et la persistance de la crise lui promet de beaux jours.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : créance impayée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 10 novembre 2008

La division Real Estate de Crédit Agricole Asset Management vient d'annoncer à Carnot Investissement la cession d'un portefeuille de créances de SCPI dont elle a la gestion.

Cette opération lui permettra d'obtenir une valorisation quasi immédiate par la réalisation d'un actif quelque peu délaissé.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : créance impayée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 7 novembre 2008
Lors de la réunion du 31 octobre 2008 entre le Président de la République, les Préfets, les TPG et les représentants des banques, une surveillance des opérations de crédit a été annoncée.
Monsieur René Ricol a été nommé médiateur du Crédit.
Il sera responsable directement devant le Pdt de la Repéblique de la fluidité des financements entre les banques et les entreprises.

René Ricol a été Président de la Compagnie Nationale des Commissaire aux Comptes et Président du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts Comptables. Il préside le Conseil d'Orientation de France Investissement.

Il s'appuira sur un réseau de Commissions de suivi mise en place dans chaque département autour du Préfet et du T.P.G..
Ces commissions réunirons des Experts Comptables, des Commissiares aux Comptes, des représentants des centres de gestion agréés, des centre d'économie rurale et des métiers, des Chambres de Commerce et des Tribunaux de Commerce.

Les moyens mobilisés sont:

175 milliards sur 3 ans dont 22 milliards pour le financement des PME dites "stratégiques"
1 milliard d'exonération de TP
5 milliards de prêts pour les collectivités territoriales via la CDC
360 milliards pour soutenir les banques dont 320 milliards de garantie de l'état et 40 milliards de fonds propres.
Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 20 octobre 2008

En ces temps agités de crise mondiale, les entreprises retrouvent un intérêt à la valorisation de leurs créances impayées.

Pas un jour sans que CARNOT INVESTISSEMENT ne soit sollicité pour la reprise d'un portefeuille plus ou moins important.

Il convient donc de rappeler que les achats de l'entreprise portent sur des créances commerciales d'un principal supérieur à 2.000 €.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : créance impayée
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 octobre 2008

En juillet j’avais, par humilité, renoncé à publier un article sur les difficultés à venir.

 

Cette fois, je n’en puis plus.

 

Première observation : Depuis des années, la finance a pris le contrôle de l’économie. Les grands opérateurs se sont comportés comme des alcooliques au volant, créant des produits de plus en plus « originaux » dont la dangerosité est en rupture avec toute logique économique. C’est le cas notamment des fonds de créances dont la qualité importait peu pourvu que l’ont puisse créer un produit dérivé. De même a-t-on créé des produits investis en action avec une garantie sur le capital investi.

Le paysan que je suis sait que le fonds de créance ne vaut que par la qualité des créances qui le composent et que garantir la valeur d’une action représente un risque déraisonnable. 

Les financiers se sont crus capables de dominer ces contradictions.

 

Seconde observation : Nos démocraties génèrent des politiciens opportunistes et autistes. Il serait politiquement suicidaire de vouloir organiser la société telle qu’elle doit l’être alors qu’elle s’enivre de ses turpitudes. De Gaulle disait préférer commander aux grandes fortunes que d’en être une. Aujourd’hui, personne ne commande plus aux Bolloré, Bouygues et autre.

Il n’est donc pas possible, nonobstant les annonces faites par Attali et d’autres, d’éviter de laisser le système aller à sa perte.

 

Troisième observation : La crise étant advenue, nous assistons à un déni total. Peut elle s’arrêter sans que les causes en soient affirmées, dénoncées et que de nouvelles règles soient posées. Actuellement, les décisions prises pour utiles qu’elles soient apparaissent insuffisantes à faire redémarrer le système. Elles ne consistent qu’à limiter les conséquences dommageables. Pas un mot sur les conditions de la reconstruction. Cette incapacité à prendre la mesure politique du problème fait perdurer la crise et la propage à toute l’économie mondiale.

Jamais le niveau des dépôts de bilan n’a atteint celui auquel nous assistons depuis quelques semaines.
Les statistiques produites sont anciennes. Les faillites sont en hausse non de 5 % mais de 50% sur les dernières semaines! La crise financière perdure et la crise économique est là. Elle sévira jusqu’à ce que de nouvelles règles du jeu soient définies.

Ce ne sont pas les quelques millions d’euros des golden parachutes qui sont en cause. Ce sont les milliers de milliards des fonds de pension ! Il ne sert à rien de détourner le regard bien au contraire.

Le président de la république l’a annoncé : il faut une économie entrepreneuriale plutôt que financière. Soit, mais si l’objectif est la création de valeur ajoutée, comment va-t-on y arriver.

Il faut le dire.

Nous ne sortirons pas indemne de cet accident majeur. Les pays les plus libéraux sont ceux qui auront le plus vite et le plus largement fait appel aux deniers publics ! L’autorégulation est morte. Le libéralisme Reaganien aussi. Le mur est tombé à l’est, un autre vient de tomber à l’ouest.

 

L’histoire retiendra-t-elle que la crise a commencé avec la faillite de la banque Meryl Lynch comme ce fût le cas d’une certaine Dresdner Bank en 1929 ?

 

Selon John Mac Cain, « les fondamentaux de l’économie américaine sont bons ».  Le président Hoover ne déclarait-il pas près de 80 ans plus tôt « la prospérité est au coin de la rue.»

 

Nous ne nous en tirerons pas en parlant d’une récession technique.

 

Il faut clairement indiquer au marché ce qui lui est autorisé et ce qui lui est interdit.

C’est une occasion historique pour les politiques de reprendre la main.

Pour l’instant, ils ne semblent près qu’à écoper les pertes avec les deniers des contribuables.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 26 septembre 2008

Avant de partir pour quelques jours de congés, j’avais en juillet écrit ces quelques lignes que la modestie m’avais retenu de publier.

 

« Constatant depuis quelques jours que les perspectives apparaissent dramatiquement sombres, je me risque à annoncer ce que nul ne semble vouloir révéler à nos concitoyens à l’heure des dépenses estivales.

 

La crise financière est d’une telle ampleur et les perturbations de l’économie qui l’accompagnent sont telles que nous n’échapperons pas à une dépression d’une importance considérable.

 

Les pertes occasionnées par les difficultés du secteur bancaire sont provisionnées à hauteur de 400 milliards de dollars. Elles seraient en réalité de l’ordre de 1500 à 1600 milliards de dollars. C’est du moins ce qui ressort de différents articles et études publiés récemment.

La recapitalisation du secteur bancaire n’est plus assurée et la pérennité de certains établissements est en cause. Seront-ils soutenus par l’état ?

Quoi qu’il en soit, les banques ne viendront pas aider les entreprises dans les prochains mois.

 

Or celles-ci  en auront besoin. »

 

De retour du Tribunal de Commerce de Paris, je ne puis retenir l’information du jour :

Le service du greffe aurait enregistré plus de 70 déclarations de cessation des paiements en cette seule matinée.

 

Voilà, nous y sommes.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 15 septembre 2008

En cette période ou l’arbitrage est très médiatiquement débattu, il est permis de s’interroger sur le sens de cette procédure singulière.

 

En substance, notre droit consacre le principe selon lequel les parties peuvent choisir leur juge et les modalités selon lesquelles elles entendent être jugées.

 

C’est ainsi qu’en certains cas, un juge dont l’incompétence ne serait pas soulevée par les parties pourra juger une affaire qui ne serait pas de son ressort.

 

De même, il peut être décidé de s’en remettre à un Tribunal arbitral.

Les arbitres jugeront en droit ou en amiables compositeurs (en équité) selon les règles que les parties auront choisies.

 

Dès lors que le recours à l’arbitrage est arrêté, le juge étatique est dépourvu de toute intervention sur l’affaire.

 

La jurisprudence de la Cour de cassation donne tous pouvoirs aux arbitres pour régler les difficultés qui surviendraient dans la mise en œuvre de la procédure.

 

A aucun moment, une partie ne peut retourner devant le juge étatique si l’autre partie n’y consent pas.

 

Les décisions arbitrales peuvent être susceptibles d’appel mais le plus souvent, elles sont rendues en premier et dernier ressort de sorte que la sentence est définitive.

 

C’est une procédure coûteuse car les honoraires des arbitres sont très élevés.

 

Elle a par contre l’intérêt d’être confidentielle.

Elle permet de laver son linge sale en famille.

 

Les chambres d’arbitrage regroupent parfois les principaux industriels du domaine concerné.

 

Cette solution ne choque guères les anglo-saxons.

 

Il semble qu’elle nous apparaisse plus contestable.

 

Dans l’affaire Tapie, la faute du Crédit Lyonnais aux droits duquel vient le CDR a été reconnue par le Tribunal de Commerce de Paris puis par la Cour d’appel. L’arrêt a été cassé par la Cour de Cassation mais le risque de voir une Cour de renvoi sanctionner de nouveau les agissements du Lyonnais était fort.

 

Si l’indemnisation de la liquidation judiciaire est donc logique, le chiffrage du préjudice moral laisse sans voix. Non en ce qu’il soit inconcevable que des chiffres importants viennent consacrer un tel préjudice, mais parce qu’ils constituent une première en France.

Par comparaison, les inculpés d’Outreau n’avaient eu droit qu’à 100.000 euros.

 

L’originalité de la situation tient au fait que cette décision provient d’une sentence arbitrale statuant non en équité mais en droit.

 

La formule d’arbitrage ne laissait en effet pas aux arbitres le loisir d’agir en amiables compositeurs. Ils étaient tenus par la règle de droit. Ils ont pourtant bousculé le principe selon lequel il appartient d’indemniser l’entier préjudice sans aller au-delà ou du moins l’appréciation qui en était faite jusqu’ici.

 

Les arbitres ont fixé le préjudice moral à une somme considérable.

 

Cette décision s’impose aux juges étatiques lesquels n’ont pas le pouvoir de la commenter de l’amender ou de l’infirmer.

 

Nous sommes face à un être hybride qui ne pourra procréer mais qui demeurera indestructible.

Par Philippe NAUDIN - Carnot Investissement - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Lien vers Carnot Investissemen

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés